Me voila sur le chemin du retour.
Merci de m’avoir suivi, et désolé d’avoir négligé le blog sur la fin…
Pour les curieux, voila la relève : http://unbouddhasie.eu/blog/
A bientôt !

Avec les beaux jours qui reviennent, j’ai eu l’occasion de pas mal me balader ces temps derniers. Je suis ainsi passé à Jérusalem, Athènes, Leicester, et pas très loin de Cuba, Castile, Rome, et Naples. Y’a pas à dire, ils ont vraiment des noms de ville originaux par ici !

La semaine dernière, la destination finale était la ville de Binghamton, où j’ai assisté à la « graduation party » de Joe, mon ancien colocataire. J’ai donc passé quelques jours dans une authentique et très sympathique famille américaine, ai bien fait la fête, et une partie de football américain endiablée…mais douloureuse les jours suivants !

Ce week-end, a lui été l’occasion d’une petite escapade aux chutes du Niagara. Je suis donc parti, samedi matin aux petites aurores, pour me retrouver aux pieds des « american fall ». En effet, il existes deux (voir trois pour les plus pointilleux) chutes : le fer à cheval du côté canadien, et les chutes américaines côté américain. Et là, cela a été la grosse déception. Le site est littéralement envahi par les attrapes-touristes. Il est impossible de s’approcher des chutes, sans passer par des autoroutes à bidochons payantes. La vue sur les chutes du fer à cheval est défigurée par les hôtels de luxes et les casinos qui prospèrent côté canadien. Au final c’est le bruit  des hélicoptères qui a remplacé celui de l’eau. Je croyais naïvement que chute rimait avec nature : c’est raté.

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Du côté canadien, la vue est nettement plus belle (il y a moins d’immeubles en face). Il est possible de s’approcher tout prêt de l’endroit d’où partent les chutes qui sont tout de même impressionnantes. C’est aussi sympa d’être dans la brume, générée par la puissance des flots. Il est d’ailleurs possible de les voir au loin bien avant d’arriver à Niagara. Par contre, la ville est transformée en parc d’attraction géant. Entre les restaurants de luxe, les musée à la con (musé des records, musée des gangsters, musée des statues de rocks stars,…), les maisons hantées, les cinémas 3D, les casinos gigantesques, les boites de nuits, les grands huits, et les stand de bouffe, il vaut mieux surveiller son portefeuille !

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J’ai passé la nuit dans une super auberge de jeunesse, tenue par un canadien, très sympa, et parlant un français bien accentué ! L’auberge se situe à un mile du centre touristique, dans l’ancienne ville de Niagara, trop éloignée des cascades pour attirer les touristes, et devenu à certains endroits une ville fantôme. J’y ai passé la soirée à discuter avec deux allemands parti pour faire un road trip en Amérique du Nord, mais n’ayant pas calculé qu’il faut avoir plus de 21 ans, ici, pour cela (!), et avec une canadienne en week-end avec son fils. Soirée très sympathique à discuter de tout, de rien, avec de la bonne bière allemande !

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Le lendemain, je me lève tôt, bien décidé à faire une randonnée le long de la rivière dans les gorges après les chutes. Pas de bol, je rencontre «l’aubergiste » qui m’annonce qu’il « va ben mouiller aujourd’hui ». Moralité, je reprend un café avec la canadienne et deux touristes originaires d’Aruba. J’ai quand même fini par faire la rando sous la pluie qui ne s’est jamais vraiment arrêtée, même si elle n’était pas bien méchante. Par contre il fallait serrer les dents toutes le vingt minutes, quand un bateau passait à toute allure dans les rapides, rempli d’abrutis braillant tout ce qu’ils pouvaient ! Le sentier était lui, tout ce qu’il y a de plus désert…ouf !

Voici une petite galerie photo de mon week-end. Cliquez sur les vignettes pour les agrandir

Une petite musique pour mettre dans l’ambiance et c’est parti…

A Rochester se tient en ce moment l’évènement musical de l’année : le Xerox Rochester International Jazz Festival.
Il se déroule en plein centre ville, et incroyable mais vrai, la circulation est même coupée dans une rue, renommée pour l’occasion Jazz Street. Au programme, une dizaine de scènes, dont deux gratuites, avec de très bon groupes. J’ai même pu faire une croisière musicale, sur le Genesee la rivière qui traverse la ville, bercé par un brass band.
Samedi soir, j’ai pu voir SMV (Stanley Clarke, Marcus Miller, et Victor Wooten) en concert. C’était un concert de jazz, mais avec trois bassistes d’exception, qui assurent le spectacle, accompagnés seulement d’une batterie et d’un clavier. Autant dire que ça groovait pas mal !
Mercredi c’était au tour du légendaire Dave Brubeck d’entrer en scène. A presque 90 ans, il est en tournée pour fêter les 50 (!) ans de sont fameux album Time Out, dont vous entendez l’extrait le plus connu. Le concert était vraiment extra et très émouvant, Dave parlant du jazz, ou de sa vie, entre chaque morceau avec une voix éraillée magnifique. Du côté musical rien à redire, piano et saxo se répondent à merveille. Un de ses fils, Matthew, et ensuite venu le rejoindre au violoncelle, pour la seconde partie du spectacle, qui s’est bien entendu terminé par un superbe Take Five. Devant le rappel du public, Dave est revenu, pour jouer une berceuse toute simple. Il était temps d’aller se coucher ! A la fin du concert, je suis pourtant resté à déambuler dans le magnifique opéra, construit dans les années 20, et n’ayant pas bougé d’un pouce depuis. Il avait été offert par Georges Eastman, le fondateur de Kodak, à la ville de Rochester. Sur scène se baladait un petit bonhomme d’une dizaine année : le petit-fils de la star du soir, un futur pianiste, lui aussi, nous a-t’il dit. Nous lui avons donc demandé un morceau, mais il est un peu timide ! Au passage, j’ai pu assister à une scène marrante : la salle était presque vide et un vieil homme a interpellé Dave Brubeck, qui était alors en coulisse : il lui avait payé le restaurant à New York, 55 ans plus tôt après un concert, et le musicien l’a reconnu ! J’ai fini la soirée au bar de l’hôtel où les musiciens logent : ces derniers viennent y taper le bœuf jusqu’à une heure avancée de la nuit, dans une ambiance de feu. Dehors, les grooms déchargent les voitures qui défilent remplies de batteries, contrebasses et saxophones sous une pluie battante…

Voici la galerie photo du festoche, avec un petit aperçu de Rochester en prime. Les premières photos sont celles de la maison où je n’ai pas déménagé pour ce qui ont suivi…

Cliquer sur les vignettes pour les agrandir

Le lendemain, nous commençons la journée par la visite de l’immense cimetière militaire d’Arlington. Plus de 290 000 personnes sont enterrées sur ce terrain de 2,5 km², ce sont principalement des anciens combattants, mais on trouve aussi les tombes de la famille Kennedy. Le cimetière étant vallonné, il est possible d’apercevoir tout le centre ville, mais aussi le pentagone, pas très loin. Il est cependant difficile de s’en approcher. Il y à pourtant une station de métro qui y passe, mais seules les personnes possèdent un badge peuvent s’y arrêter !

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Nous partons ensuite déjeuner dans le quartier de Georgetown, quartier célèbre pour son université, et ses maisons à l’anglaise. Deux petites anecdotes au passage : le serveur, au resto nous parle en français : c’est la troisième fois, en autant de restos/bistros avec notre amis iranien qui n’en revient pas. Nous non plus d’ailleurs. Sinon, notre voisin de table, un mec qui tire la tronche et refuse de se laisser prendre en photo, n’est autre que Morphéus de Matrix, alias Laurence Fishburne. Nous en aurons confirmation le soir même, en regardant la télé par pur hasard, car il présente une cérémonie pour le Memorial Day que nous avons aperçu devant le capitole. Nous finissons la journée, à nous balader dans le Maul, entre deux pauses frisbee.

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Nous décidons de profiter de notre dernière journée pour visiter quelques musées, même si le temps qui reste au beau fixe ne s’y prête pas vraiment. Nous commençons ainsi par le capitole. C’est dans ce bâtiment que se trouve le siège du pouvoir législatif des États-Unis. Il est constitué d’un dôme et de deux ailes. L’aile Nord est le siège du Sénat et l’aile Sud est celle de la Chambre des représentants. Nous ne verrons que la salle du dôme ainsi qu’une ancienne chambre où se réunissait le parlement. Elle a finalement été abandonnée en raison de son acoustique catastrophique. Le capitole est aussi rempli de statues. Ma préférée : celle de Kamehameha, un ancien roi des îles Hawaii. Choxx à bien aimé Davy Crocket !

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Nous passons ensuite un bon moment dans la National Gallery of Art, un musée énorme, sur deux bâtiments. Le plus moderne des deux, qui contient les expositions contemporaines, à une architecture qui vaut à elle seule le coup.

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En sortant, nous tombons sur le défilé de Memorial Day. C’est assez effrayant de voir défiler pêle-mêle des gosses de dix ans portant fièrement le drapeau en costume kaki, des fanfares qui jouent l’hymne anglaise va savoir pourquoi, des cavaliers en costume sudiste et distribuant des drapeaux confédérés aux enfant sous l’œil horrifié de leurs parents, le bonhomme pour ramasser les bouses qui vient juste derrière, des vieux de la vieille dans des jeeps, de fiers bikers rescapés du Vietnam tout de cuir vêtus, de charmantes majorettes pas faciles à prendre en photo, l’oncle Sam qui passe par là, et tant d’autres… En fait, il y à des vétérans de chaque guerre, et à une kyrielle de drapeaux. C’est assez dur d’imaginer quelque chose comme cela en France, où nous avons tout de même moins tendance à être fier de nos guerres.

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Nous finissons la journée dans l’immense National Museum of American History, un musée assez bizarre car on y trouve tout est n’importe quoi, sauf de l’histoire à proprement parler : un exemplaire de C3P0, un chapeau de Lincoln, ou une exposition sur les premières ampoules d’Edisson… Il y à tout de même le premier drapeau américain, avec du Jimmi Hendrix en musique de fond s’il vous plait.

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Un dernier petit tour dans le Maul et puis me revoilà à Rochester après un week-end bien rempli.

Pour finir, vous trouverez toutes les photos du week-end ici.

Voici un petit compte rendu de mon week-end ensoleillé à Washington DC. J’y suis allé il y a deux semaines, pour passer quelques jours. Je suis ainsi parti un certain vendredi 22 mai, en fin d’après midi, et ai sauté dans le premier avion qui passait par là. L’arrivée sur la ville est spectaculaire. L’avion passe vraiment tout prêt du « maul » -ce terme désigne d’habitude les centre commerciaux sauf à Washington où c’est du centre historique dont il est question-, avec une belle vue panoramique sur la maison blanche, le capitole, et tous les autres monuments. L’avion survole ensuite le fleuve Potomac, laissant penser qu’il va se poser sur l’eau, mais la piste d’atterrissage se dévoile au dernier moment.

J’ai aussi beaucoup aimé l’excellent métro pour rejoindre le centre ville : il a été construit par des professionnels, c’est sûr. Après avoir retrouvé Choxx dans Chinatown, nous voilà partis pour un petit tour en ville, pour s’imprégner de l’ambiance, puis bistro, resto et dodo.

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Washington DC est en fait une enclave en forme de losange au milieu de l’état du Maryland. Le fameux  DC est important, il veut dire District of Columbia. Sans lui on se retrouve à Seattle (Washington est un état à l’autre bout des Etats-Unis). Toute la zone possède la particularité de n’appartenir à aucun état américain. Ainsi, les habitants de Washington DC ne votent que pour les élections présidentielles et ne sont pas représenté au niveau fédéral. Administrativement, ils dépendent directement de l’État fédéral, et c’est le Congrès qui s’occupe d’y faire la loi. C’est une situation un petit peu bizarroïde, et les habitants râlent d’autant plus qu’ils payent tout de même des impôts fédéraux.

Le samedi, après un brunch du côté du campus du Maryland, chez des locaux, nous voila partis pour le Maul et tous ses monuments. Nous y retrouvons aussi Mathieu et son coloc’ iranien qui passent le week-end dans la capitale, pas vraiment par hasard. Le Maul est immense et regroupe surtout un grand nombre de musées, de bâtiments administratifs (tous les ministères, et d’autres bâtiments comme la maison blanche, la Fed, ou encore la cours suprême en fait), et de mémoriaux.

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En fait, le mot mémorial revient partout. On à le droit au Washington Monument, l’obélisque géante dédiée au premier président du pays, au Lincoln Mémorial, fameux car c’est de là qu’un certain Martin Luther King eu un jour un rêve…, ou encore le Jefferson Memorial. A ceux là, il est possible d’ajouter le National World War II Memorial, le Vietnam War Memorial, le Korean War Memorial, etc… Un mémorial par guerre en gros, avec un unique leimotiv : « freedom is not free ». Pas très convaincant. Au final, tout le centre est dédié, si on y ajoute les dizaines de musées, tous gratuits, à la mémoire de la nation américaine. Cela tombe d’ailleurs bien car le lundi de pentecôte est férié, et est lui aussi dédié au souvenir : c’est le Memorial Day. Du coup, on peut voir partout des anciens combattants, qui se rassemblent pour le week-end. La plupart d’entre eux se baladent en grosses motos américaines, les images parlent d’elles même !

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Du côté du Maul se trouve aussi une maison moins blanche qu’il n’y parait.

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Après une journée bien chargée,  nous passons la soirée dans le quartier bien animé d’Adams Morgan.